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 Quand le kiltman s'attaque à son rêve, devenir centbornard à belvès!

 

Il m'aurait été facile de résumé cette course mythique en quelques lignes surtout si je ne devais

m'en tenir qu'aux faits de courses.
Pourquoi? un coureur comme lloc coll, c'est du lourd, du très lourd!
un mental de guerrier, affuté comme une lame de rasoir, pas de doute, tu sais que ça va bien se passer et tu n'es pas déçu!
 
Je vous propose donc de découvrir la course, ses dessous, et d'en profiter pour connaitre un peu mieux celui qui se cache derrière le surnom du kiltman.
De suite, je précise que ce n'est pas en biographe que je suis invité, mais en tant qu'ami, j'ai cette chance.
 
04h30 de route pour me rendre au gite réservé que j'imagine à l'image d'un ultra runner. sobre, vertueux, simple... comme quoi, les idées...
 
               
 
 
 
 
Cela pourrait commencer comme un bon vieux film en noir et blanc.
La veille au soir, devant un bon feu dans la cheminée, nous parlons, nous profitons de l'instant présent tout simplement.
 
 Mon athlète semble bien, très bien même. il est vautré avec son heineken qu'il vide en deux rasades, il semble calme et serein, et ce n'est pas le vin  qu'il va boire pendant le repas qui va me l'énerver, ni sa clope après le café!
 
 Après une courte nuit, nous voilà donc à belvès, à quelques minutes du départ, toujours pas de stress à l'horizon.
De grandes joies à retrouver les amies, alain, jocelyne, nadia, céline et un peu de tristesse d'avoir loupé les autres.
 
 
    
 
 
 
Départ des " suiveurs " à 07h30, donc 30mn avant les coureurs. nous sommes parqués à moins de 10km, alignés comme un départ des 24h00 du mans, nous attendons!
 
 
                                           
 
Surprise, ça arrive vite. retrouver sa championne ou son champion semble être une galère pour certains car il y a du monde. environs 500 pour le 100km et un peu moins de 300 pour le 50km. 
Pour moi, ce sera facile! j'entend des " il y a un gars en kilt " ou " il y a un écossais ".... merci, et j'embraye derrière.
un petit coup d'eau et un ravitaillement à la volée et en avant pour l'aventure.
 
Course au tempo, il est tranquille le kiltman, même quand la route s'élève et croyez moi, ce n'est pas plat dans le coin,
Mais que c'est beau!
 
 
 
Le temps qui était idéal, semble devenir plus tourmenté à l'approche des 40km. quelques gouttes, rafales de vent et surtout les montées semblent plus longues et surtout plus marquées.
Le marathon en moins de 4h00, et je le sens bien, il n'a pas encore commencé sa course. 
 
 
 
        
 
 
 
passage au 50 ème qui fait office d'arrivée pour certains! grosse ambiance, applaudissements et odeurs de saucisses grillées.... moi, ça m'a marqué 
nous retrouvons alain et jocelyne qui encourage notre écossais. 
 
 
Vers le 55 ème, surprise, whaouh, ça grimpe sec! pas des côtes mais des raidards ou même on retrouve les suiveurs qui poussent leur vélo à la main.
impossible de courir, ça marche. 
Succession de montées difficiles et de descentes avant une accalmie relative vers le 70ème km. je parle bien d'une accalmie pour le dénivellé  mais pas pour la pluie qui tombe dure.
 
Ca commence à taper, notre écossais est dans son monde, il se rentre dedant et se fait mal, mais il court et ne se plaint pas.
depuis bien longtemps, les paquets de coureurs ont disparus. la course s'est faite par élimination, et que la course est dure!
il me semble qu'il y a quelques coureurs devant et peu derrière. impossible de dire à quelle place nous nous trouvons.
 
 
     
 
 
 
7h00 de course et petite inquiètude, cela fait déjà 15km qu'il ne s'alimente plus, juste de l'eau! plus rien ne passe.
il est moins bien et heureusement que la famille est là et se déplace sur le parcours pour l'encourager. je n'oublie pas alain et jocelyne  qui suivent notre guerrier  et qui n'ont même pas mangés!
 
 
 
     
 
 
au ravitaillement du 75km, il y a de la soupe chaude et ça, ça passe! enfin il peut reprendre un peu de force!
à partir du km 80, on y est. tout va se jouer au mental! et du mental, c'est son rayon! 
 
il faut le dire, 
à son passage, kiltman fait son effet! il y a les " super " et pour certains des regards qui disent " c'est quoi ça? ".
 
si rien ne l'arrête, il devient râleur et susceptible mon champion! à un coureur qu'il vient de dépasser et qui lui demande après lui avoir dis, super le kilt et le " tu cours avec des minimalistes? " réponse de mon lolo: non, avec des pompes! ou une " dame " qui lui demande  si il y a quelque chose sous le kilt de lui répondre que si elle le désire, elle devra fournir donner une bouteille de lagavullin 12 ans mini pour avoir le droit de voir...
là, je dois dire, que même en ralant, il sait toujours ce qu'il veut, c'est à dire du bon! 
 
au km 90, il commence à alterner marche dès que ça grimpe et course et il râle toujours de plus belle.
il râle oui, mais je vous le dis, qu'il court bien, une belle foulée. impressionnant!
à 5km de l'arrivée, je décide de le secouer car il est grognon, comme souvent du reste...
tu as de la chance, tu as vu le panneau? heinnnnnnnn?
toulouse 165km alors que toi belvès n'est " qu'à " 5 km!!!
je n'entendrais qu'un greugneugneu...
 
en bas de belvès et je dis bien en bas, un rond point avec un speaker qui donne les noms et encourage à sa manière. " allez, plus qu'une petite montée 
avec un virage et un laçet, facileeeeeeeeeeeeeeeeeee!!! " lui, mon lolo l'ignore mais j'imagine ce qu'il a dans sa tête de paysou! 
ce que je peux vous dire, c'est que ça monte bien l'affaire!
il est parti dans un bon rythme, mais refuse d'accélérer, quel feignant quand même! en y pensant du reste, j'ai du le traiter de feignasse des centaines de fois... oui, oui, c'était mon rôle non?
 
l'arrivée, 100km, dans le top 85, 10h35, un temps canon! de l'émotion, des larmes mais ça, moi qui ne suis que le narrateur, l'observateur je ne vous en dirais rien car le centbornard, c'est lui! 
 
 
     
 
 
Quelle joie, quel bonheur! du partage, des émotions et des larmes! à ta santé champion 
 
 
TOO FUN